LA MAISON DU COCHE D'EAU

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Texte
A Saint-Pierre, l'on peut encore voir quai de Seine, la maison du coche d'eau. C'est une maison qui fut édifiee vers 1680, d'après un médaillon trouvé au cours de réparations qui y furent effectuées. Dans une niche, au-dessus de la porte d'entrée, une statuette, sans doute celle d'un saint protecteur du voyage. Cette maison est entourée des écuries où l'on trouvait les chevaux nécessaires au halage. C'était donc un relais. Il en existait un à Portejoie et un autre à Lormais.Les coches d'eau dépendaient jadis de Paris . De même, au xv siècle, les maîtres des ponts et pertuis de Poses étaient nommés par l'Hôtel de Ville de Paris. Il y eut toujours une concurrence entre Rouen et Paris, et ce fut une véritable révolution lorsqu'en 1723, l'on accorda au duc de Luxembourg, gouverneur de la province de Normandie, le « privilège exclusif de faire conduire et voiturer toutes sortes de denrées et marchandises à double run (courbe) et chevaux frais de Paris à Rouen et de Rouen à Paris ». Il y eut d'ailleurs quelques problèmes car le capitaine Draleb (Cardin Bélard de son vrai nom qui avait été inversé) à qui l'on confia l'exécution du marché, tricha quelque peu, en n'employant qu'une courbe de chevaux, en oubliant de les changer aux relais, en surchargeant les bateaux, ce qui eut pour conséquence le naufrage de l'un d'entre eux. Les batelets qui transportaient les voyageurs emmenaient douze personnes. Le batelet devait partir lorsqu'il était plein ou que l'on avait payé le prix de ces douze voyageurs. Le batelet était halé par une demi-courbe (un seul cheval). Saint-Pierre a vu passer plus d'un batelet de ce genre, surtout pour des transports sur une courte distance. Par contre, sur les grandes distances , pour relier Paris à Rouen par exemple, il y avait des escales. On s'arrêtait à Poissy, Rolleboise, Bonnières, Le Roule et Port-Saint-Ouen. L'on ne faisait en bateau qu'une partie de la route. C'est ainsi que l'on evitait le meandre des Andelys. Depuis Le Roule, les voyageurs avaient recours à des fermiers qui leur louaient de vieux chevaux, appelés mazettes; les voyageurs pouvaient ensuite rejoindre un batelet à un endroit plus propice.Le chemin du Roule, à Saint-Pierre, était donc une voie plus fréquentée qu'on ne le pense et il a vu passer plus d'un voyageùr. L'on trouvait aussi à Saint-Pierre le chemin des mazettes, nom que l'on retrouve dans les registres muni cipaux juste après la Révolution et qui rappelle cette époque. retour aaaaaaaa promenade